Qu’est-ce qu’un cadre éthique ?
Très simplement, il s’agit des grandes lignes de conduite et des valeurs selon lesquelles je mène mon travail de tarologue et de cartomancienne.
Ce cadre est le fruit d’une réflexion approfondie autour de ma pratique personnelle de la spiritualité, du tarot et de la relation d’accompagnement. Il me sert de ligne de conduite et permet à mes consultant.e.s de savoir dans quel cadre nous allons travailler ensemble, ce qu’iels peuvent attendre de moi… et ce qu’iels ne trouveront pas chez moi.
Intégrité
Je ne suis pas voyante. Je ne lis pas l’avenir.
Le tarot est pour moi un support de réflexion riche en symboles. Il permet de questionner une situation, de mettre en lumière certaines dynamiques, d’explorer des possibilités ou des angles morts. Les tirages dits “divinatoires” permettent parfois de soulever un coin du voile et d’entrevoir une réalité possible parmi d’autres, mais ils ne constituent jamais une vérité absolue.
Je ne suis pas médecin, et je ne m’y substituerai jamais. Je ne réponds donc pas aux questions qui touchent, de près ou de loin, à la santé ou aux diagnostics médicaux. On peut parler du vécu de la maladie, des émotions qu’elle soulève, mais jamais établir de pronostic ou prétendre remplacer un suivi médical.
Je me réserve également le droit de refuser des consultations trop rapprochées. Le tarot doit rester un outil ponctuel de réflexion et non devenir une béquille émotionnelle ou une source de dépendance.
Bienveillance
J’entends ici la bienveillance comme une disposition à l’écoute, à la compréhension et au respect d’autrui.
En tant que cartomancienne, je me garde de tout jugement envers mes consultant.e.s. Mon rôle n’est ni de dicter une conduite à tenir, ni de décider à votre place. Vous êtes les acteurices de votre propre vie. Le tarot peut aider à clarifier certaines choses, mais les choix vous appartiennent.
Je considère qu’une consultation doit être un espace suffisamment sécurisant pour permettre l’honnêteté, le doute, les contradictions, les émotions parfois inconfortables… sans peur du ridicule ou du jugement moral.
Honnêteté
Je ne suis pas très traditionnelle. Pas d’encens, pas de voix mystérieuse, pas de mise en scène cryptique.
Je ne prétendrai jamais avoir des pouvoirs que je n’ai pas. En échange, je vous invite à suspendre momentanément votre incrédulité, un peu comme on le fait devant une œuvre de fiction ou un mythe : non pas parce que tout serait “vrai”, mais parce que les symboles peuvent parfois raconter des choses très justes sur nous-mêmes.
Le tarot n’a pas de fondement scientifique reconnu. Ceci étant dit, il peut agir comme un support d’introspection, de narration et de réflexion personnelle. Oui, c’est paradoxal. Mais nous autres humains sommes ainsi faits.
Je ne suis ni gourou spirituelle, ni coach de vie. Mais si vous posez vos questions avec sincérité et honnêteté, je m’engage à vous répondre de la même manière et à vous accompagner dans l’exploration symbolique du tirage, afin que vous puissiez faire vos choix de la façon la plus éclairée et sereine possible.
Consentement
Je ne réponds qu’aux questions qui concernent directement la personne qui consulte.
Pas de “va-t-il tomber amoureux de moi ?”, mais plutôt : “comment puis-je m’ouvrir à cette relation ?” ou “qu’est-ce que cette situation vient raconter chez moi ?”.
Je considère qu’il n’est pas éthique de tirer les cartes au sujet d’une personne dont je ne peux pas vérifier le consentement libre, éclairé et enthousiaste. Le tarot n’a pas vocation à devenir un outil de surveillance ou de contrôle sur autrui.
Le cœur du tirage reste donc toujours la personne qui consulte, son vécu, ses choix et son pouvoir d’agir.
Inclusivité
J’essaie, dans la mesure de mes moyens, de mes connaissances et de mes capacités, de rendre ma pratique de la cartomancie la plus inclusive possible.
Les interprétations peuvent être proposées à l’écrit ou en audio afin de convenir à différents besoins et modes de réception.
Je me forme également auprès de tarologues queer, féministes et racisé.e.s afin de questionner mes biais, élargir mes cadres d’interprétation et éviter de reproduire des normes ou des lectures excluantes sous couvert de “tradition”. Parce que la spiritualité n’est jamais neutre, et que les symboles non plus.
